
Douze mois sans surfer à cause de ma maladie de peau, ça ressemblait à une éternité. J’ai repris le surf juste avant les vacances d’été, après un an sans aller à l’eau. En juillet et en août, nous sommes souvent aller à l’eau avec ma planche, plus pour nous rafraîchir qu’autre chose, mais c’était déjà génial. En septembre, on a repris le chemin des cours avec MMM, Petite Gavotte et Fleur de Sel. Je vous laisse imaginer à quel point j’étais heureuse de retrouver mon moniteur et nos copains. Nous avons été particulièrement gâtés par les conditions et il n’y a pas eu un samedi où nous n’avons pas eu un minimum à surfer.
Samedi, c’était déjà notre dernier cours de la saison et c’était tout simplement INCROYABLE. Les conditions étaient parfaites sur notre petit spot… Les vagues déroulaient parfaitement en ligne (ce qui est rare sur cette plage), le ciel était bleu, le soleil brillait fort et la lune restait visible alors qu’il était midi passé…
J’ai commencé par prendre des dizaines de mousses parce que je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Avec mes 12 kilos supplémentaires mon corps répond moins bien. Pendant que ce temps, les autres passaient la barre (là où les vagues déferlent) et je les voyais parfois surgir derrière une grosse vague. J’ai tenté de passer la barre deux fois, mais j’étais à bout de souffle très vite. J’ai renoncé. Tant pis, j’ai continué à m’éclater comme une gosse dans les mousses à chanter « Fire starter » (KDA, c’est LE groupe que l’on écoute dans la voiture pour se chauffer quand on va au surf !) à haute voix !
Au fil de la séance, il s’est passé un petit miracle : j’ai gagné en énergie ! Au lieu de m’épuiser à surfer, j’étais de plus en plus en forme. Les conditions ont un peu changé, j’ai pris confiance et j’ai passé la barre sous les encouragements de mon moniteur. Je ne sais pas pourquoi, je me suis un peu décalé des autres et j’ai vu une vague parfaite arriver. J’étais exactement à l’endroit qu’il fallait, même pas besoin de ramer. Comme une récompense divine pour mes efforts. J’ai ramé, j’ai pris la vague lisse et même si je me suis levée un peu tard, je suis restée debout et j’ai surfer la plus longue vague de ma vie jusqu’à la plage. C’était interminable et formidablement jouissif. Quel merveilleux cadeau de la vie.
Bon, ensuite, je suis retournée au large, mais ça nous a pris un max de temps avec Fleur de Sel parce que l’on s’est retrouvées pile à l’endroit où cassent les vagues et on s’en est pris une bonne demi-douzaine sur la tronche avant de réussir à sortir de là ! Je n’ai pas réussi à prendre une nouvelle vague aussi bien, mais j’ai continué à m’amuser comme une gosse.
Après le cours, nous avons demandé à notre copain photographe de nous immortaliser en famille tous les 4 (trop hâte de voir le résultat) et nous sommes retrouvés à l’Algeco qui nous sert de base. Nous avons chanté « joyeux anniversaire » à notre copine M. qui a soufflé des bougies éteintes parce que l’on n’avait qu’une seule allumette. On a mangé une brique (nom donné par son pâtissier aka notre prof de surf) au chocolat, des brioches à la cannelle et de la tarte au citron meringuée pour célébrer M. et les bons moments de surf tous ensemble.
Nous avions les cheveux pleins de sel et le visage couvert de meringue sucrée. C’était simple, c’était bien et ça marquait la fin d’une ère car l’an prochain, les choses seront différentes. En tout cas, merci Hoel, meilleur moniteur du monde, qui m’a aussi bien accompagnée quand mon corps était fort ou quand il était faible. Vivement les prochaines sessions.






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